AN AMERICAN SUMMER - PART 11
Qu’on les déteste ou les adore, les livres de Dennis Cooper produisent toujours un choc.
Lauréat du Prix Sade 2007, cet écrivain américain sulfureux mêle en effet sexe et violence comme peu de personnes ont osé les décrire. On s’attendait d’ailleurs à le rencontrer dans un endroit un peu glauque mais c’est au contraire dans le cadre idyllique du jardin du Couvent des Récollets, où il est actuellement en résidence et planche sur plusieurs projets de pièces de théâtre et romans, qu’il nous reçoit. Vêtu d’un pull à capuche, T-shirt et jeans larges et arborant un sourire timide et sincère, Dennis Cooper est loin du monstre imaginé par nombre de ses détracteurs. Enchaînant doubles expressos et cigarettes, il nous parle avec enthousiasme de ses multiples facettes d’écrivain, éditeur, blogger et journaliste artistique, sur sa collaboration prolixe avec la chorégraphe, metteuse en scène et faiseuse de marionnettes Gisèle Vienne, mais aussi - en fin observateur de la scène underground - de ses derniers coups de cœur artistiques et bien évidemment de sa vision de la France et de sa capitale.