Kenny Scharf, Photo Nicole Bengiveno/The New York Times
La crise et ses impacts sur les artistes et le monde de l'art ont régulièrement été abordés dans nos colonnes. Positifs pour certains car cela permettrait d'assainir le marché de l'art et de pousser à la créativité, négatifs pour d'autres puisque les artistes peuvent difficilement vivre à New York sans être soutenus par le marché.
Si les avis sont nettement partagés, un article du New York Times (...) en date du 12 octobre 09 pointe un des aspects positifs de cette crise : les promoteurs immobiliers qui n'arrivent plus à louer leurs baux commerciaux les prêtent pour des expositions temporaires ou autres performances artistiques.
On a ainsi pu voir Kenny Scharf investir le Flatbush Avenue Extension près du Fulton Mall à Brooklyn ( photo ), Eric Anglès et ses comparses occuper un storefront au 211 Elizabeth Street l'été dernier ou encore le collectif de curateurs No Longer Empty investir The Invisible Dog dont nous avions parlé de l'ouverture récente.
Malheureusement, on est évidemment bien loin de l'action purement philanthropique et désintéressée puisque c'est un moyen parmi d'autres de faire remonter la côte de ces locaux commerciaux restés vacants et de les remettre sur le marché au plus vite.
En attendant, les artistes peuvent investir des endroits inhabituels et y développer des projets au contact direct de la population new yorkaise. Reste néanmoins à savoir si cela va durer dès que la croissance sera de retour.
Quant à Paris, on souhaiterait que cette pratique se généralise et offre une alternative - même temporaire - au shéma galeries-foires-musées et évènements types Nuit Blanche.
Avis donc aux promoteurs immobiliers et porteurs de projets artistiques en tout genre.
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©2009 Thibaut Estellon / The French Creative Connection
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